J’admirais au loin le paysage et je fermais les yeux par intermittence. Je n’hésitais pas à prendre de grande inspiration. Je voyais à la fois deux paysages, il me semblait plus réel celui de mon image mentale.

Où voudrais tu que je sois ? Face à la mer à côté de toi… le vent de treize heures agitait ma chevelure. Comparable à des chevaux sauvages et puissants puis retombait comme des plumes détachées que le vent redéposait à son accalmie.

Surveillant les acrobaties de ces puissantes vagues j’entendais le sifflement inquiétant d’un ciel gris. immobile, le silence guettait les fébriles tentatives de mes lèvres chargées d’amour en m’imposant retenue et réserve.

Une évasion admise comme un échappatoire en forme de goutte à goutte mes paupières de prières humides humectant un sol froid et terne.

Équanimité et altruisme seront à jamais le revêtement de mon âme quand bien même je subirais la la moquerie profonde et du fouet du ridicule.

Quérir une inclinaison chaleureuse se résumerait à allumer un feu en pleine averse.

Un édifice blanc et rouge loin d’être une tour d’ivoire éclaire en permanence l’horizon dans lequel tu te réfugies où tu me réfutes tout effort d’espoir.

Étonnant combat des vents émotifs qui se glacent d’heure en heure contre mon corps thermique ; vais je tenir l’épreuve.

C’est dans l’attente de l’équinoxe je préparerai ma plaidoirie au risque de décevoir le défit de la vie.

Excellent, excellent je suis un arbre planté près d’un phare.

S’abriter au rocher de ta nudité émotionnelle manifeste à la fois ma foi et ma conscience fasse à tes impétuosités.

Tes messages en morse déforment mes proses et les entraînent loin des discours prévoyant l’avenir.

Ils paraissent comme des geôliers retenant toutes tentatives vaines.

Lisse, lisse les rebords de ton palais , je ne serais pas le bois de ta cheminé.

Pardon, pardon j’ouvre les yeux et reviens dans ce monde.

Attends, attends si le temps te le demande pour moi il est trop tard mon coeur à fondu.

Sur un îlet tu t’y es réfugier, naïve j’ai quitté le rivage…

Sur un récif mon bateau s’est écrasé

Et pourquoi mon coeur s’est-il emballé ?